Dans cette nouvelle série d’œuvres, l’artiste poursuit ses explorations picturales en dialoguant avec des gravures de paysages canadiens du XIXe siècle. Cette production récente intègre plus précisément des gravures tirées d’archives de journaux, réalisées entre 1870 et 1885. Ces images, dont la composition obéissait aux codes classiques de la représentation du paysage en peinture, illustraient l’actualité à une époque où la photographie en était encore à ses débuts. Exhumant ces gravures de l’oubli, François Simard manipule les images par des interventions abstraites, leur insufflant ainsi une nouvelle vitalité. D’abord, par des procédés de recadrage ou de superposition, l’artiste retire tout élément narratif ou historique des représentations, mettant en lumière, de manière poétique, le caractère immuable de ces paysages de forêts, de montagnes, de lacs et de rivières face à la fugacité de l’existence humaine. Si les sites représentés – identifiables par le titre – demeurent reconnaissables aujourd’hui, les auteurs des gravures, eux, sont tombés dans l’anonymat.

   

Gauche: François Simard, Chutes de la riviere Metis, 1873, 2025, Acrylique sur gravure ancienne, 27 x 23.4 cm

Droite: François Simard, La baie Kennekcasis, 1871, 1873, 2025, Acrylique sur gravure antique, 23.5 x 34 cm

Retour aux actualités