Dans sa récente série intitulée Stadium, Martin Bureau donne à voir les ruines d’amphithéâtres monumentaux. Dans ces temples du divertissement, de la consommation et du culte désertés, les gradins vides deviennent les stigmates d’une société disparue. Esseulé, le stade, infrastructure de cohésion sociale au service du pouvoir, se dresse désormais telle une carcasse spectrale, démesurée et dérisoire. Martin Bureau fait écho à l’état de sidération partagé, face au recul des démocraties et à la fragilisation des équilibres géopolitiques et environnementaux.

Martin Bureau, Stadium 4, 2025, Aquarelle sur papier Arches monté sur bois, 28 x 36 cm