Dans sa nouvelle production, Dan Brault fait un retour aux sources après une production où l’artiste s’est éclaté sur toute sorte de médiums, en passant de l’aluminium à la tapisserie jacquard (Mon potager, 2021) et une minisérie plus expérimentale (Clair de lune, 2022) où l’artiste nous menait vers une sorte d’épuration subtile de la couleur. Cette fois, c’est un Dan Brault complètement assumé qu’on retrouve avec l’exposition Désordre naturel.
Désordre naturel présente un corpus de plus d’une quinzaine de tableaux, tous sur fond blanc, évoquant les pages du cahier à dessin où les formes et motifs se lisent comme d’énigmatiques poèmes visuels. Tel un DJ, l’artiste puise dans sa vaste banque d’images glanées çà et là depuis plusieurs décennies afin de nous proposer une prose visuelle éclatée, sortant de l’habituelle trame linéaire du processus de narration.







